Wall Street a connu une journée faste jeudi, le S&P 500 et le Nasdaq Composite s'envolant, signant une forte hausse, principalement portée par les valeurs technologiques et de croissance. Cette tendance haussière a été alimentée par l'anticipation croissante d'une baisse des taux de la Réserve fédérale dans l'année. Plus précisément, le secteur technologique, et notamment les fabricants de semi-conducteurs profitant de la demande croissante en intelligence artificielle, a vu l'indice Philadelphia Semiconductor atteindre un nouveau sommet.
du président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, devant une commission du Sénat américain, ont suscité un regain d'optimisme chez les investisseurs. M. Powell a laissé entendre que la banque centrale était de plus en plus confiante quant à une baisse de l'inflation vers son objectif de 2 %, un scénario qui pourrait ouvrir la voie à des réductions de taux. Ces propos ont été perçus comme un signal positif, notamment compte tenu du climat de prudence qui régnait avant ses auditions au Congrès, qui avaient débuté le mercredi précédent.
Malgré un nombre inchangé de demandes d'allocations chômage aux États-Unis, signe d'un marché du travail stable, diverses données sur l'emploi suggèrent un léger ralentissement, mais le marché de l'emploi reste néanmoins solide. Anthony Saglimbene, stratégiste en chef des marchés chez Ameriprise Financial, a bien résumé la situation : « Powell a laissé entendre qu'une baisse des taux n'était pas envisageable cette année. C'est ce que les marchés voulaient entendre. » Cette anticipation, conjuguée aux récentes données sur l'emploi, a dressé le tableau d'un marché du travail certes en ralentissement, mais néanmoins solide.
À la Bourse, le Dow Jones et le Nasdaq Composite ont tous deux progressé, ce dernier flirtant avec un record historique avant de clôturer sur une note positive. Cette dynamique favorable témoigne d'un optimisme généralisé sur les marchés. Comme l'a observé John Augustine de Huntington Private Bank : « Tout le monde s'attend à un événement catastrophique, mais pour l'instant, rien de grave ne s'est produit concernant l'économie, les marchés, les résultats des entreprises et la politique économique. »
Les gains du marché n'ont toutefois pas été uniformes. Les secteurs du S&P 500 ont affiché des performances contrastées, les technologies et les services de communication se disputant la première place en termes de croissance. Les valeurs technologiques, en particulier, ont connu une forte progression, grâce notamment aux performances de géants comme Meta et Nvidia, dont les actions ont augmenté respectivement de 3,2 % et 4,5 %.
Cependant, toutes les histoires n'ont pas été couronnées de succès. Victoria's Secret a connu un repli après avoir publié des prévisions annuelles inférieures aux attentes, perdant près de 30 % de la valeur de ses actions. À l'inverse, Kroger Co a vu son cours de bourse s'envoler suite à des prévisions optimistes concernant ses ventes et ses bénéfices annuels, laissant présager une demande accrue pour les produits alimentaires et des stratégies efficaces de maîtrise des coûts.
Le volume des échanges a été soutenu ce jour-là, le nombre de titres en hausse au NYSE dépassant largement celui des titres en baisse. Cette tendance s'est également observée sur le Nasdaq, bien que dans une moindre mesure. Le S&P 500 et le Nasdaq ont tous deux enregistré de nombreux nouveaux sommets, même si le Nasdaq a également connu un nombre considérable de nouveaux creux, illustrant la complexité de la dynamique des marchés.
Avec 11,19 milliards d'actions échangées sur les marchés américains, l'activité était légèrement inférieure à la moyenne récente. Néanmoins, cette journée de transactions a marqué un tournant important dans l'histoire de Wall Street. La combinaison d'anticipations de changements de politique, de réactions des investisseurs aux données économiques et à l'emploi, et de performances individuelles des actions souligne la nature multifactorielle des mouvements de marché.
