Depuis que la Réserve fédérale a laissé entendre qu'elle pourrait en avoir fini avec la hausse des taux d'intérêt, tout le monde attend de voir quand elle commencera enfin à les baisser.
Les emprunteurs espèrent un allègement des taux, mais le président Jerome Powell et son équipe ont clairement indiqué qu'ils avaient besoin de preuves solides que l'inflation se calme réellement pour atteindre leur objectif de 2 % avant d'envisager une baisse des taux.
Ces derniers temps, des signes encourageants se font jour : les données sur l’inflation sont prometteuses et le marché du travail est moins surchauffé. Toutefois, la Réserve fédérale reste prudente. Elle estime qu’il existe de bonnes raisons d’attendre encore un peu avant de baisser les taux d’intérêt, actuellement situés entre 5,25 % et 5,5 %.

Le fait de ne pas baisser les taux en juillet permet à la Fed de recueillir des données plus solides. Jerome Powell a indiqué lors d'une récente audition au Congrès qu'il leur fallait observer des nouvelles positives plus régulières avant d'agir.
D'ici septembre, ils disposeront de deux autres séries de rapports sur l'inflation et l'emploi. Ce délai supplémentaire vise à convaincre certains responsables encore indécis quant à une réduction des dépenses.
Plus tôt cette année, Powell et son équipe ont été pris au dépourvu par une nouvelle flambée inattendue de l'inflation, ce qui les a contraints à revoir leurs plans. Les trois premiers mois de l'année ont révélé une nouvelle hausse des pressions inflationnistes, ébranlant leur confiance.

Bien que cette hausse soit désormais considérée comme un simple incident de parcours, elle a incité la Fed à la prudence quant à une action trop précipitée. Il semble néanmoins plus probable qu'elle intervienne en septembre.
Les investisseurs parient sur une éventuelle baisse des taux de la Fed en septembre, date de la dernière réunion avant l'électiondent. Ils anticipent au moins deux baisses de 0,25 point en 2024, mais qui sait ?
Parallèlement, John Williams, de la Réserve fédérale de New York, et Christopher Waller ont laissé entendre qu'ils se rapprochaient du moment où ils souhaiteraient commencer à baisser les taux.

Les conditions d'emploi se sont dégradées, les embauches sont moinstronet le nombre de demandes d'allocations chômage a augmenté. La croissance des salaires a également ralenti, ce qui est un autre signe probable d'un ralentissement de l'inflation.
Toutefois, la crainte que l'inflation ne se maintienne au-dessus de l'objectif demeure. La Réserve fédérale s'inquiète également d'une éventuelle détérioration du marché du travail. Elle estime pouvoir ramener l'inflation à son objectif sans provoquer de pertes d'emplois massives.

Mais l'équilibre est fragile, et Powell affirme ne vouloir prendre aucune décision hâtive. Kamala Harris gagne du terrain chez les démocrates, et les investisseurs s'interrogent sur l'impact que ce bouleversement politique pourrait avoir sur l'économie et les décisions de la Fed.
Les rendements obligataires sont en hausse, ce qui ouvre la voie à une série d'adjudications et de publications économiques cette semaine. Suite au retrait de Joe Biden de la course présidentielle, certains investisseurs estiment que l'élection à venir pourrait être plus serrée qu'on ne le pensait initialement.

