Les marchés asiatiques ont fortement chuté mardi, dans le sillage du krach technologique qui a secoué Wall Street la nuit précédente. L'indice Nikkei 225 japonais a dégringolé de 3,2 %, perdant plus de 1 600 points, tandis que le Topix a reculé de 2,7 %, enregistrant sa pire séance depuis des mois.
En Corée du Sud, le Kospi a chuté de 3,3 % et le Kosdaq de 2,7 %, tous deux fortement touchés par l'aversion mondiale au risque et la chute croissante des cryptomonnaies.
L'indice Hang Seng de Hong Kong a reculé de 1,6 %, et le CSI 300 chinois de 0,44 %. Parallèlement, l'ASX 200 australien a perdu près de 2 %, soit plus de 160 points, les valeurs énergétiques et technologiques ayant chuté simultanément.
Au Japon, les rendements obligataires ont fortement augmenté : le rendement à 20 ans a atteint 2,78 %, son plus haut niveau depuis juillet 1999, tandis que le rendement à 10 ans est passé à 1,75 %, les opérateurs se préparant à de nouvelles émissions liées aux dépenses de relance.
Cette décision fait suite à un avertissement inhabituel lancé par la ministre des Finances, Satsuki Katayama, concernant le yen, qui a franchi la barre des 155 pour un dollar, un seuil clé pour les marchés.
Elle a qualifié les mouvements du marché des changes d’« extrêmement unilatéraux et rapides », ajoutant que Tokyo surveille désormais de près tout risque de transactions désordonnées
Katayama a laissé entendre que le plan de relance plus important que prévu de la Première ministre Sanae Takaichi pourrait ralentir la hausse des taux d'intérêt de la Banque du Japon, et a déclaré que la faiblesse du PIB au troisième trimestre, la premièretracen six trimestres, justifiait des mesures économiques énergiques.
Néanmoins, les inquiétudes croissantes liées à la dette font grimper les rendements obligataires, en particulier sur le segment très long terme, et la demande lors de l'adjudication d'obligations à 20 ans de mercredi semble soudainement fragile.
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