La SEC, sous la direction de Paul Atkins, s'efforce de supprimer les règles jugées « inutiles » et de réduire l'intervention de la Commission dans le secteur, selon la déclaration du président à l'occasion du premier anniversaire de sa nomination.
Atkins a rappelé qu'il avait réduit les obligations de déclaration pour les conseillers en fonds privés et en fonds spéculatifs en relevant le seuil minimal de déclaration obligatoire de 150 millions de dollars à 1 milliard de dollars.
Que fait la SEC pour alléger les charges pesant sur les fonds privés ?
S'exprimant au Club économique de Washington, le président de la Securities and Exchange Commission (SEC), Paul S. Atkins, a célébré sa première année à la tête de l'agence. Il a mesuré son succès au nombre de réglementations abrogées plutôt qu'à celui des réglementations promulguées.
Atkins a fait valoir que grâce à la stratégie ACT (Advance, Clarify, Transform), présentée lors de son discours d'anniversaire, la SEC revient à sa mission principale de faciliter la formation de capital plutôt que d'agir comme un « obstacle imposant » aux marchés.
Atkins a déclaré à un auditoire de chefs d'entreprise qu'il prévoyait d'instaurer une réglementation minimale afin de permettre aux marchés de fonctionner sans intervention excessive. La SEC a également annoncé son intention de réduire les coûts de conformité, notamment grâce à une proposition conjointe avec la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) visant à alléger les obligations de déclaration des fonds privés.
La réglementation actuelle relative au formulaire PF impose aux conseillers en placement gérant plus de 150 millions de dollars de fonds privés de déposer des rapportsdentafin de surveiller le risque systémique. Cependant, la proposition relève considérablement ce seuil à 1 milliard de dollars, supprimant ainsi l'obligation de dépôt pour les conseillers de plus petite taille, qui représentent actuellement près de la moitié des déclarants.
La proposition relève également le seuil des conseillers de fonds spéculatifs « importants » de 1,5 milliard de dollars à 10 milliards de dollars d'actifs, bien que la SEC affirme qu'elle continuera à collecter des données sur plus de 90 % des actifs bruts des fonds privés.
Comment la SEC modifie-t-elle les règles relatives aux cryptomonnaies et aux introductions en bourse ?
Dans son discours d'ouverture, Atkins a exposé sa vision de « Redonner ses lettres de noblesse aux introductions en bourse ». Il a souligné que lorsqu'il a quitté la SEC en 1994, plus de 7 800 entreprises étaient cotées sur les marchés boursiers américains, un nombre qui a depuis diminué d'environ 40 %.
Pour remédier à cela, la SEC évalue la possibilité de mettre en place un dispositif d'accès simplifié aux introductions en bourse et envisage d'offrir à la quasi-totalité des sociétés cotées la possibilité de déposer des rapports trimestriels ou semestriels plutôt que trimestriels comme c'est le cas actuellement.
Atkins a également introduit un système de taxation en cinq parties pour les jetons, clarifiant ainsi le statut juridique des crypto-actifs. Dans ce nouveau cadre, les matières premières numériques, les objets de collection (y compris les « meme coins »), les outils et les stablecoins sont explicitement classés comme n'étant pas des valeurs mobilières. Seules les valeurs mobilières numériques relèvent de la pleine compétence de la SEC.
Par ailleurs, la SEC prépare une « exemption pour innovation » qui offre aux entreprises une période de 12 à 36 mois pour négocier des versions tokenisées d'actions et d'obligations sur la blockchain sans enregistrement complet, à condition qu'elles s'efforcent de se conformer à la réglementation.
Un protocole d’entente (PE) a été signé avec la CFTC le mois dernier pour harmoniser defiet mettre fin au « no man’s land réglementaire » qui étouffait auparavant l’innovation.

