La police d'Oklahoma City a commencé à expérimenter l'intelligence artificielle (IA) pour la rédaction des rapports d'dent . Cette technologie, Taser, fournie par Axon, vise à permettre aux agents de consacrer moins de temps aux tâches administratives et plus de temps à leurs missions de police.
Ce nouvel outil est une extension du modèle d'IA générative utilisé dans ChatGPT. La transcription audio des caméras corporelles permet de générer le rapport initial d'undent en quelques secondes. Le sergent Matt Gilmore, de la police d'Oklahoma City, a récemment eu l'occasion de tester cette technologie lors d'une longue recherche de suspects.
L'intelligence artificielle accélère la rédaction des rapports et libère du temps pour les agents
Le rapport généré par l'intelligence artificielle en seulement huit secondes était correct et complet, et il mentionnait même des faits dont le sergent Gilmore lui-même ne se souvenait pas.
Cette mesure a été bien accueillie par les agents qui consacrent habituellement une grande partie de leur temps à la saisie de données. Rick Smith, PDG d'Axon, a déclaré que les agents s'étaient engagés comme policiers pour faire leur travail et non pour être accaparés par des formulaires. Ce problème est résolu dans la première version du projet, qui propose un moyen rapide et efficace de documenter lesdent.
Si les policiers se réjouissent de l'utilisation de l'IA pour la rédaction des rapports, d'autres acteurs, comme les procureurs, les organismes de surveillance et les militants associatifs, ont exprimé des inquiétudes. Leur principale préoccupation est que les rapports produits par l'IA puissent biaiser le système judiciaire, surtout s'ils ne sont pas correctement vérifiés. Les procureurs ont notamment souligné que les policiers devraient rester propriétaires de leurs rapports, car ils pourraient être amenés à les défendre devant les tribunaux.
À Oklahoma City, cet outil est réservé auxdentmineurs et n'est pas utilisé dans les cas d'arrestations, de crimes graves ou de délits violents. Cette approche prudente évite d'avoir recours à l'IA dans des affaires sensibles et à forts enjeux tant que ses performances et ses effets ne sont pas mieux connus.
Cependant, si Oklahoma City reste encore quelque peu prudente, d'autres villes comme Lafayette (Indiana) et Fort Collins (Colorado) ont adopté cette technologie de manière plus proactive. À Lafayette, les agents sont autorisés à utiliser le système Draft One dans toutes les situations, tandis qu'à Fort Collins, son utilisation est limitée à certaines périodes et aux faibles niveaux de bruit.
La législation canadienne examine la réglementation de l'IA
L'utilisation de l'IA dans les forces de l'ordre suscite la controverse. Des militants associatifs s'inquiètent des possibles biais raciaux liés à l'IA, notamment avec Axon, une entreprise ayant des liens avec la fabrication des pistolets Taser. Certains critiques soulignent que l'IA ne fera qu'aggraver le problème de la surveillance et du profilage des minorités.
Au Canada, de nouvelles lois susceptibles d'avoir un impact majeur sur l'avenir de l'IA sont à l'étude. En Ontario, deux projets de loi sont en discussion : le projet de loi 194, également connu sous le nom de Loi renforçant la cybersécurité et la confiance dans le secteur public, et le projet de loi fédéral C-27, qui vise à entériner la Loi sur l'intelligence artificielle et les données (LAID).
Bien que tous ces projets de loi visent à encadrer l'utilisation de l'IA, aucun n'aborde la question de son utilisation par les forces de l'ordre. Au Canada, la police a intégré l'IA à ses opérations, à la fois en tant que propriétaire et exploitante, et par le biais de collaborations avec des entités privées.

