Des mesures de lutte contre le blanchiment d'argent sont mises en œuvre dans le monde entier, les listes de pays ciblés étant régulièrement mises à jour, de même que les réglementations en vigueur dans différents pays. L'Irlande est le prochain pays à s'engager dans cette voie, suite à la directive de l'Union européenne (UE) visant à endiguer le blanchiment d'argent.
L’Union européenne a permis à l’Irlande de modifier les lois et règlements en vigueur afin de prendre les mesures nécessaires contre le blanchiment d’argent en tant que membre de l’Union européenne parmi vingt-huit (28).
Le gouvernement irlandais, déterminé à se conformer aux directives européennes, est en train de moderniser sa loi anti-blanchiment. Cette réforme permettrait à la police irlandaise d'accéder aux relevés bancaires, sous réserve de preuves suffisantes et de vérifications d'autorisation. Elle instaurerait également une restriction nationale sur l'utilisation des cryptomonnaies, qualifiées de « monnaies virtuelles » dans les amendements proposés.
Bien que le ministre de la Justice, Charlie Flanagan, ait évité toute objection directe concernant les cryptomonnaies, il estime que le blanchiment d'argent ne doit pas être pris à la légère malgré les affirmations de certaines recherches concernant un financement cash .
Le projet de loi proposé, dont l'adoption semble davantage motivée par des considérations politiques que législatives, aurait un impact direct sur le commerce des cryptomonnaies dans le pays et imposerait des procédures de connaissance du client (KYC). Ce projet de loi est toutefois moins contraignant que les restrictions mises en place en Estonie suite à la directive européenne correspondante.
La directive a permis à tous les États membres de l'UE de renforcer le contrôle de leurs marchés de cryptomonnaies et de garantir des protocoles KYC plus stricts. Ces protocoles exigent des clients des institutions traitant des cryptomonnaies qu'ils révèlent leurdent, ce qui constituait jusqu'à présent l'anonymat associé à ces dernières.
Un nouveau projet de loi irlandais permettrait à la police de contrôler les comptes bancaires