L'Inde et la Nouvelle-Zélande ont signé lundi un accord de libre-échange historique visant à élargir l'accès à leurs marchés respectifs et à renforcer leurs liens économiques. Cet accord intervient alors que l'Inde s'efforce d'accélérer la modernisation de son économie nationale grâce à un vaste programme de développement de son infrastructure numérique.
L'Inde se trouve à un tournant historique. La structure du pouvoir économique mondial est en pleine mutation, et ce pays d'Asie du Sud en devient rapidement le centre névralgique. Face à l'incertitude géopolitique croissante liée à la guerre contre l'Iran , de plus en plus de pays semblent se précipiter pour nouer des partenariats économiques avec l'Inde.
Lundi dernier, l'Inde et la Corée du Sud ont annoncé une importante amélioration de leur accord commercial bilatéral. Ce même lundi, le gouvernement indien a annoncé un accord de libre-échange avec la Nouvelle-Zélande. Cet accord, fruit de neuf mois de négociations, prévoit un engagement du gouvernement néo-zélandais à investir 20 milliards de dollars américains en Inde sur une période de 15 ans. Il permet à la Nouvelle-Zélande de réduire sa dépendance commerciale vis-à-vis de la Chine.
Alors que l'Inde s'efforce rapidement de dynamiser sa croissance économique extérieure, les initiatives visant à renforcer son moteur de croissance interne se multiplient également. Parmi celles-ci figure la stratégie indienne modernisée en matière d'infrastructures publiques numériques, ou « DPI », comme l'appellent les décideurs politiques. NITI Aayog, principal organe de réflexion politique du pays, a récemment annoncé une stratégie en deux phases pour la DPI au cours des dix prochaines années. Ce nouveau cadre a pour objectif d'aider l'Inde à atteindre une économie de 30 000 milliards de dollars d'ici 2047.
Expansion de l'infrastructure publique numérique (IPN) en Inde
NITI Aayog a publié un nouveau rapport intitulé « DPI 2047 : La feuille de route vers la prospérité ». Cette nouvelle feuille de route en deux phases pour l'infrastructure publique numérique de l'Inde décrit la prochaine étape de croissance (DPI 2.0 et DPI 3.0) après la première phase (DPI 1.0) qui a mis en place les systèmes fondamentaux. DPI 1.0 a permis de créer une identité numérique vérifiable pour plus d'un milliard de citoyens indiens, élargissant ainsi l'accès aux services financiers et les opportunités pour l'immense population du pays.
Le DPI 2.0, qui se concentre sur la prochaine décennie jusqu'en 2035, vise à transformer cette infrastructure fondamentale en un écosystème numérique favorisant une croissance socio-économique inclusive et généralisée. Il s'attachera à mettre en œuvre des systèmes interopérables dans des secteurs tels que la santé, la finance, l'emploi, l'agriculture et le commerce, en tirant parti des technologies numériques.
Le DPI 3.0 vise à favoriser l'innovation et la croissance au sein de la nouvelle économie créée grâce au succès du DPI 2.0. Moins defià l'heure actuelle, il se concentre sur la décennie 2035-2047 et a pour objectif général de positionner l'Inde comme un exportateur mondial de systèmes et de cadres d'infrastructure numérique.
La croissance externe et interne de l'Inde au service de Viksit Bharat 2047
Le développement des infrastructures numériques publiques en Inde n'est qu'un volet de Viksit Bharat 2047, la vision du pays visant à le transformer en une économie développée d'ici 2047. La croissance à latracexterne et interne que nous observons aujourd'hui est entièrement au service de cette vaste initiative à long terme. En renforçant ses capacités nationales, l'Indetracsimultanément des niveaux inédits d'investissements étrangers, se positionnant ainsi comme un acteur de plus en plus central du commerce mondial. Le nouvel accord commercial avec la Nouvelle-Zélande constitue une nouvelle étape importante dans la stratégie dynamique (ettrac) de l'Inde pour attirer les investissements étrangers dans son économie florissante.
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