Le métavers continue de susciter l'intérêt des grandes entreprises à mesure qu'il se développe. Le joaillier de luxe américain et fabricant de montres suisses Harry Winston est le dernier en date à rejoindre cette liste.
Selon les informations publiées sur Twitter par l'avocat Mike Kondoudis, la société a déposé des demandes d'enregistrement de marques pour un certain nombre d'éléments liés au métavers.
Les produits et services dont la protection est demandée par cette demande de marque comprennent, sans toutefois s'y limiter, les œuvres d'art et leurs accessoires, ainsi que les programmes informatiques téléchargeables représentant des lunettes, des vêtements, des couvre-chefs, des sacs, des parapluies, des portefeuilles, des ceintures, des parfums, des stylos, des organiseurs personnels, des bijoux, des chronomètres, des chronographes, des horloges, des montres et des appareils de chronométrage d'événements sportifs.
De plus, les services proposés dans les commerces de détail utilisent des logiciels permettant la reproduction numérique d'objets. Enfin, il existe des services supplémentaires liés au divertissement.
La première étape pour élaborer un plan de protection des marques pour le métavers consiste, pour les propriétaires de marques, à évaluer leurs portefeuilles de marques existants et à déterminer si leurs marques les plus importantes seront utilisées ou non dans un environnement numérique.
Lorsqu'elles intègrent pour la première fois l'écosystème virtuel, les entreprises doivent franchir cette première étape. Elles soumettent des demandes détaillant clairement les produits ou services virtuels qu'elles proposeront ou vendront dans le métavers.
Les grandes entreprises continuent d'investir dans le Métavers
L'implication des grandes entreprises dans le métavers est de plus en plus visible. Aujourd'hui même, on apprenait que les géants bancaires Fidelity Investments et HSBC avaient déposé des marques pour des services liés au métavers.
L'utilisation effective de marques sur des produits virtuels, ainsi que leur utilisation potentielle sur des biens virtuels, s'inscrivent parfaitement dans une trajectoire qui implique une extension du monde réel au monde virtuel, y compris les apparences de jeux et les ressources spécifiques à chaque plateforme.
Un métavers pleinement développé, que l'on surnomme la prochaine génération d'Internet, pourrait un jour réunir tous les utilisateurs des mondes virtuels en ligne afin qu'ils puissent interagir socialement, échanger des informations ou faire des affaires.
La possibilité d'engager les clients dans un espace virtuel interactif offre aux marques de nouvelles perspectives pour leurs entreprises, notamment la possibilité de promouvoir, de tester et de vendre des produits virtuels et physiques.
Cependant, le métavers soulève des questions juridiques. La violation des lois du monde réel protégeant les marques et leur dilution peut survenir lorsque des tiers utilisent, dans un environnement virtuel, les marques appartenant au propriétaire d'une marque. Cela peut engendrer des malentendus chez les consommateurs ou nuire à la réputation de l'entreprise.
Le métavers représente non seulement un changement dans le paysage commercial, mais il crée également un nouvel environnement dans lequel le droit des marques peut être développé et appliqué.
Le joaillier de luxe américain Harry Winston débarque dans le Métavers