Lors du récent sommet AI Action à Paris, la présidente de la Commission européennedent Ursula von der Leyen, a annoncé que l'Union européenne mobiliserait 206 milliards de dollars (200 milliards d'euros) pour investir dans l'intelligence artificielle en Europe. Ce montant comprendra 150 milliards de dollars provenant d'investisseurs et de l'industrie, et 50 milliards d'euros apportés par l'UE.
Ursula von der Leyen a expliqué que les États-Unis et la Chine n'avaient pas encore remporté la course à la suprématie en matière d'IA. Elle a également indiqué que ce financement permettrait de mettre en place le plus vaste partenariat public-privé jamais vu afin de développer une technologie d'IA transparente et sécurisée. La présidente de la Commission dent par ailleurs souligné la pertinence de ces applications, notamment pour alimenter les gigafactories et traiter des modèles de données de très grande envergure.
La présidente de la Commission européennedent souligné les critiques dont la région fait l'objet en raison de son prétendu retard en matière de réglementation et de développement de l'IA. Ursula von der Leyen a déclaré que ces affirmations étaient erronées et que la course à l'IA était « loin d'être terminée ». Elle a ajouté que l'UE se concentrerait davantage sur les applications sectorielles de l'IA afin de permettre à la région de prendre l'avantage.
Ursula von der Leyen a par ailleurs expliqué la nécessité pour l'UE d'adopter une approche unique en matière de développement de l'IA, notamment en mobilisant les talents du monde entier et en exploitant les données de production. Elle a également souligné les avantages de cette approche, y compris pour des secteurs comme la santé et la sécurité, tout en renforçant la compétitivité de la région dans ce domaine.
L'UE est à la traîne dans la course à l'IA ; ledent français
L'Europe à la traîne par rapport à la Chine et aux États-Unis dans la course au développement de l'IA — Macron. pic.twitter.com/1QKWoGXaov
– YabaLeftOnline (@yabaleftonline) 10 février 2025
Ledent français Emmanuel Macron s'est exprimé lors d'une récente interview sur CNN concernant les progrès de l'intelligence artificielle (IA) dans l'UE. Selon lui, la région n'était pas dans la course à l'IA et a insisté sur son retard.dent a ajouté que l'UE avait besoin d'une stratégietronen matière d'IA pour combler l'écart actuel entre les États-Unis et la Chine dans ce domaine. M. Macron a également exprimé son inquiétude quant au rôle futur de l'UE en tant que simple consommatrice d'IA plutôt que comme leader.
Le compte rendu de l'interview souligne que le président français dent plaidé en faveur du développement de l'IA lors du récent sommet sur l'IA, mentionnant notamment la société française Mistral. La France est tron ancrée dans le développement technologique, comme en témoignent son intérêt pour l'énergie nucléaire et son projet de dévoiler le plus grand supercalculateur au monde dans les prochains mois. Macron a également évoqué la possibilité de construire environ 20 % des centres de données mondiaux en Europe.
Un article d'Euro News paru en décembre faisait part de préoccupations similaires à celles de Macron, selon lesquelles la région risquait de devenir une colonie numérique plutôt qu'un État souverain numérique. L'article citait les conclusions de l'Office d'évaluation scientifique et technologique du Parlement européen (OPECST), qui analysait la domination actuelle des États-Unis dans le domaine de l'intelligence artificielle.
Les auteurs ont souligné la nécessité de mettre en place des politiques favorisant l'intelligence artificielle et les technologies numériques au sein de l'UE. Le rapport suggère également que l'Allemagne, la France, l'Italie, les Pays-Bas et l'Espagne lancent un projet européen commun en matière d'IA.
Le vice-dent américain affirme que les États-Unis sont leaders en matière d'IA
Le vice-dent américain J.D. Vance a pris la parole lors du sommet, affirmant que les États-Unis sont le leader mondial de l'intelligence artificielle. Il a également indiqué que l'administration Trump veillerait à ce que le pays fasse de son leadership dans ce secteur une priorité. Ledent a pris plusieurs mesures pour consolider la domination américaine dans le domaine technologique, notamment en signant un décret visant à développer les actifs numériques et l'intelligence artificielle.
JD Vance a vivement critiqué l'UE pour ses mesures visant à développer l'IA dans la région, affirmant que des réglementations plus strictes ne seraient pas favorables au développement du secteur. Le vice-dent a également souligné qu'une approche trop prudenteripple les progrès de l'IA. Vance a insisté sur le fait que les États-Unis prendraient des mesures contre les politiques de l'UE susceptibles de pénaliser davantage les entreprises technologiques américaines.
Le vice-président américain dent également averti que les États-Unis prendraient des mesures pour contrer les efforts d'autres pays visant à utiliser l'IA à des fins de propagande, de renforcement des forces armées, du renseignement et de la surveillance, ainsi que de collecte de données étrangères. J.D. Vance a ajouté que des mesures supplémentaires seraient prises contre les régimes autoritaires qui utilisent l'IA pour porter atteinte à la sécurité nationale d'autres régions.

