La plateforme X d'Elon Musk conteste l'amende de 140 millions de dollars qui lui a été infligée par l'Union européenne en vertu de la loi sur les services numériques.
Le recours juridique vise le pouvoir concentré de la Commission européenne, affirmant qu'il ne permet pas de « véritables mécanismes de contrôle et d'équilibre »
L'affaire, intitulée X contre la Commission européenne, intéresse d'autres géants de la tech comme Meta, TikTok et Google. La loi allemande sur les services numériques (DSA) régit les « très grandes plateformes en ligne » (VLOP), et la décision de la Cour feradent pour ces dernières.
Quelle est l'amende que X conteste devant les tribunaux ?
La plateforme de médias sociaux X (anciennement Twitter) a officiellement déposé un recours juridique contre l'Union européenne. Elle est la première entreprise à contester en justice une amende infligée en vertu de la loi sur les services numériques (DSA).
Le recours a été déposé devant le Tribunal de l'Union européenne à Luxembourg et vise à annuler une amende de 120 millions d'euros infligée par la Commission européenne en décembre 2025.
X et son propriétaire, Elon Musk, affirment que la Commission européenne a fait preuve de partialité. Selon la plainte déposée, X soutient que la Commission a bafoué les principes fondamentaux du respect des procédures légales.
En vertu de la loi sur la sécurité des données (DSA), la Commission européenne a le pouvoir d'établir les règles, d'enquêter sur les infractions potentielles et de décider des sanctions. X soutient que cette concentration de pouvoirs ne permet aucun mécanisme de contrôle et d'équilibre efficace
L’Alliance pour la défense de la liberté (ADF) International affirme que l’UE utilise la DSA comme une « loi de censure » pour cibler les plateformes qui soutiennent une large liberté d’expression.
En décembre 2025, la Commission a jugé que X n'avait pas respecté ses obligations de transparence et de procédure. X a nié ces accusations et a suggéré que la Commission sanctionnait la plateforme pour avoir refusé de mettre en œuvre une modération de contenu.
La plateforme X a été impliquée dans plusieurs scandales liés à sa politique de « liberté d'expression ». Un ministre espagnol a évoqué publiquement la possibilité d'une interdiction nationale de X si la plateforme ne se conforme pas à la réglementation locale sur les discours haineux.
Plusieurs enquêtes sont en cours concernant le rôle de X dans la diffusion de ce que les autorités qualifient de contenu illégal au Royaume-Uni.
Comment l'article 40 modifie-t-il la recherche en ligne et la protection de la vie privée ?
Sur les 120 millions d'euros d'amende infligée à X, environ 40 millions sont liés à l'article 40 de la loi sur les services numériques (DSA). Cet article oblige les plateformes à donner accès aux données aux chercheursdent afin de permettre aux experts d'étudier comment elles peuvent contribuer aux risques systémiques, notamment ceux qui affectent les élections ou la sécurité publique.
L’enquête de la Commission a révélé que X avait créé plusieurs obstacles pour les chercheurs, notamment en les orientant vers un niveau d’API « Pro » coûtant 5 000 $ par mois, au lieu de leur fournir un accès gratuit.
L'entreprise a refusé les candidatures de chercheurs non basés dans l'UE, bien que la loi n'exige pas que les chercheurs résident au sein de l'Union. Les conditions d'utilisation de X interdisaient également aux chercheurs d'utiliser des outils automatisés pour collecter des données publiques.
La Commission a précisé que les données accessibles au public doivent être fournies sans délai indu et gratuitement aux chercheurs qualifiés. Cela inclut l'autorisation de collecter des données, à condition que les chercheurs respectent les règles de sécurité des données.
La Commission a également rejeté la defirestrictive du risque systémique proposée par X. L'entreprise soutenait que la recherche devait porter exclusivement sur les risques au sein de l'UE. La Commission a jugé que l'étude des tendances mondiales, telles que les ingérences électorales dans d'autres pays, était pertinente pour comprendre les risques au sein de l'Union.
X doit soumettre un nouveau plan d'ici mi-avril 2026 détaillant comment X supprimera les obstacles qui affectent les chercheurs.
La commission judiciaire de la Chambre des représentants américaine a récemment publié un rapport de 160 pages critiquant les actions de l'UE. Elle affirme que la DSA est utilisée pour contraindre les entreprises américaines à modifier leurs règles de modération internationales afin de les aligner sur les normes européennes.
Parallèlement à la procédure en cours, X fait l'objet d'une enquête complémentaire pour avoir prétendument omis de lutter contre la désinformation. Cette enquête distincte pourrait entraîner des amendes supplémentaires pouvant atteindre 6 % du chiffre d'affaires annuel mondial de l'entreprise.

