Les engagements de Binanceen matière de conformité auprès du Département de la Justice des États-Unis (DOJ), dévoilés le 8 décembre, mettent en lumière le contrôle gouvernemental accru exercé sur les activités de la plateforme d'échange de cryptomonnaies. Une analyse approfondie de John Reed Stark, ancien responsable de la Securities and Exchange Commission (SEC), qualifie ces nouvelles obligations de conformité de « liste de souhaits d'un cabinet de conseil », laissant présager des difficultés à venir pour Binance.
Le département de la Justice américain révèle l'engagement de Binanceen matière de conformité
détaillé de 11 pages document expose BinanceBinanceBinanceBinanceBinancetrac, fournisseurs et partenaires de coentreprise », selon l'analyse de Stark. Plusieurs divisions du département de la Justice américain chargées des affaires criminelles sont chargées de surveiller de près BinanceBinanceBinanceBinanceles activités de
Ces sections comprennent des services spécialisés dans le blanchiment d'argent et le recouvrement d'avoirs, la sécurité nationale, le contre-espionnage, le contrôle des exportations, ainsi que le bureau du procureur des États-Unis pour le district ouest de Washington. L'accord révèle également que l'accord de plaidoyer conclu par Binanceavec le gouvernement américain prévoit cinq années de surveillance par le Financial Crimes Enforcement Network (FinCEN). Ce niveau de contrôle sansdentdevrait engendrer des coûts financiers considérables, Binance étant tenue de fournir un accès, un audit et un examen immédiats de ses données.
Cela inclura également des inspections du Département de la Justice (DOJ), du FinCEN et de divers organismes de réglementation financière et forces de l'ordre. Stark décrit ce niveau de surveillance comme soumettant l'entreprise, et par extension ses clients, à un véritable « contrôle financier » permanent. Binance et son ancien PDG, Changpeng « CZ » Zhao, ont reconnu avoir enfreint les lois américaines relatives au blanchiment d'argent et au financement du terrorisme, et ont accepté de payer des amendes totalisant 4,3 milliards de dollars le 21 novembre.
Bataille juridique de la SEC et difficultés de conformité de Binance
Les documents judiciaires récemment déclassifiés font partie d'un nouveau dossier déposé par la SEC américaine, intégrant les mesures d'exécution et les accords conclus par le Département de la Justice afin de renforcer son dossier contre Binance et Zhao. La SEC avait initialement porté 13 accusations contre Binance le 5 juin, notamment pour offres et ventes non enregistrées de jetons BNB et Binance USD (BUSD), ainsi que pour infractions liées aux produits Simple Earn et BNB Vault et à son programme de staking. Par ailleurs, la SEC soutient que Binance n'a pas enregistré sa plateforme Binanceen tant que plateforme d'échange ou chambre de compensation.
Dans sa dernière requête, la SEC sollicite la reconnaissance par le tribunal des faits présentés dans l'accord conclu par Binance, par le biais d'une « notification judiciaire ». Autrement dit, elle demande au juge de déclarer les preuves présentées comme véridiques sans présentation formelle de celles-ci, selon Stark. Cet accord constitue un élément crucial de la stratégie de la SEC visant à contester la requête de Binanceen irrecevabilité, fragilisant les arguments de la plateforme concernant sa présence et ses activités historiques aux États-Unis.
Binanceet le Département de la Justice américain (DOJ) a révélé qu’en mars 2018, la plateforme comptait plus de trois millions de clients américains et qu’environ 30 % de son trafic web provenait des États-Unis en juin 2019. Ces développements juridiques soulignent la réglementaire dont sont victimes les principaux acteurs du secteur des cryptomonnaies, et mettent en évidence la nécessité de se conformer à la réglementation financière en vigueur. Alors que la SEC renforce son dossier contre Binance et ses dirigeants, les répercussions de cette bataille juridique pourraient remodeler le paysage réglementaire de l’ensemble du secteur des cryptomonnaies aux États-Unis et potentiellement influencer les approches réglementaires internationales face à ce marché en pleine mutation.

