Les États-Unis à l'ouest et la Russie en Europe, deux pays qui dominent des pans entiers de l'économie mondiale, se livrent aujourd'hui à une véritable guerre de confiscation d'avoirs. Au fil des ans, les États-Unis ont prospéré en imposant des sanctions à tout pays qu'ils jugent bon de sanctionner.
Cependant, depuis le début de la guerre entre l'Ukraine et la Russie, les dirigeants russes, menés par Vladimir Poutine, ont cherché à se libérer du contrôle financier et politique que leur confère la « grande Amérique »
La bataille royale entre la Russie et les États-Unis pour la confiscation des avoirs
Selon certaines informations, la Russie affirme avoir le droit de confisquer tous les avoirs occidentaux présents sur son territoire. Ces avoirs sont estimés à plus de 288 milliards de dollars. Comment en est-on arrivé là ? Il semblerait que les États-Unis viennent d'adopter une loi visant à confisquer les avoirs russes et à les transférer à l'Ukraine.
DERNIÈRE MINUTE : 🇷🇺 🇺🇸 La Russie affirme avoir désormais le droit de confisquer tous les avoirs occidentaux sur son territoire, d'une valeur de plus de 288 milliards de dollars. pic.twitter.com/Te0zxgSMCZ
— BRICS News (@BRICSinfo) 25 avril 2024
Revenons sur les faits. De récents rapports en provenance de Washington D.C. révèlent que le plan d'aide signé par ledent Joe Biden comprend des dispositions autorisant l'administration à confisquer les avoirs de l'État russe situés aux États-Unis. Ces avoirs pourraient ensuite être utilisés au profit de Kiev, en Ukraine.
L'Ukraine pourrait recevoir une aide supplémentaire de 5 milliards de dollars, provenant des avoirs gelés de la Banque centrale russe aux États-Unis. Ces saisies seraient effectuées conformément aux dispositions du REPO Act, inclus dans le projet de loi d'aide afin de favoriser la reconstruction et la prospérité économique des Ukrainiens.
Il est toutefois improbable que les États-Unis confisquent ces avoirs sans obtenir le consentement des autres membres du G7 et de l'Union européenne.
Bob Zoellick : « Maintenant que le Congrès a approuvé l’aide à l’Ukraine, l’administration Biden devrait élaborer un plan économique et militaire à long terme pour soutenir ce pays dans sa guerre d’usure. »
– Anders Åslund (@anders_aslund) 26 avril 2024
L’administration Biden affirme que les États-Unis ne disposent que de 5 milliards de dollars d’aide russe…
Dès le début de l'invasion de l'Ukraine par la Russie, les États-Unis et leurs alliés ont immédiatement gelé 300 milliards de dollars d'avoirs étrangers détenus par le pays. Ces fonds, utilisés pour l'opération, sont restés inutilisés, principalement dans les pays de l'Union européenne, tandis que le conflit se poursuit. Cependant, environ 5 milliards de dollars se trouvent aux États-Unis.
Les avoirs gelés sont actuellement immobilisés et inaccessibles à Moscou. Il est toutefois important de préciser qu'ils appartiennent toujours à la Russie. Certains estiment que l'utilisation de la finance internationale comme arme contre Moscou pourrait avoir des conséquences néfastes sur la position du dollar américain en tant que principale monnaie mondiale. Cette situation intervient dans un contexte de renforcement du front des BRICS.
Réponse de la Russie : Poutine a fini de jouer
En réaction à ce nouveau projet de loi, des responsables moscovites ont indiqué que le pays était officiellement fondé à confisquer les avoirs occidentaux. Un allié dudent Vladimir Poutine a averti l'Europe que le pays avait déjà élaboré une législation de représailles si près de 300 milliards de dollars d'avoirs lui étaient confisqués par l'Occident et utilisés pour aider l'Ukraine.
Washington a adopté une loi sur la confiscation des avoirs russes afin de provoquer l'UE et de l'inciter à prendre la même mesure, ce qui serait dévastateur pour l'économie européenne […] Notre pays a désormais toutes les raisons de prendre des décisions symétriques concernant les avoirs étrangers.
Viatcheslav Volodine, président de la Douma et proche allié du président dent Poutine (selon Reuters)
Selon Poutine, l'Occident est responsable de ce qu'il perçoit comme une guerre économique contre le pays qu'il dirige. Il a toutefois souligné la vigueur de l'économie russe, qui a enregistré une croissance de 3,6 % l'an dernier. Par ailleurs, il estime que les sanctions imposées à la Russie n'ont pas réussi à paralyser le commerce russe.
Le Kremlin a toujours insisté sur le fait que toute confiscation de ses avoirs serait contraire aux principes du libre marché prônés par l'Occident. De plus, il soutient que de telles mesures éroderaient la confiance dans le dollar américain et l'euro, décourageraient les investissements internationaux et saperaient la confiance dans les banques centrales occidentales.

