La Chine a pris position avec audace, critiquant ouvertement les Biden pour limiter les investissements américains dans le domaine technologique.
Pour certains, cela pourrait ressembler à une simple manœuvre économique, mais grattez la surface et vous vous rendrez compte que les enjeux sous-jacents sont plus profonds, abordant les thèmes de la posture politique et de la suprématie mondiale.
Jeu de pouvoir économique ou posture politique ?
À peine l'encre sèche, le décret de Biden ciblant des technologies spécifiques dans des domaines tels que les semi-conducteurs, l'informatique quantique et certains aspects de l'intelligence artificielle, non seulement en Chine continentale mais aussi à Hong Kong et à Macao, a provoqué une réaction rapide et ferme de la part du géant asiatique.
La Chine, qui ne compte pas rester dans l'ombre, a fait part de son mécontentement. Utilisant des termes tels que « coercition économique » et « intimidation technologique », il estdent qu'elle ne se laissera pas faire.
Il ne s'agit pas seulement de technologie. Un enjeu plus vaste se joue ici, les deux nations rivalisant pour le contrôle du domaine technologique en constante évolution. Si Biden espérait sans doute contrôler la diffusion du savoir-faire américain sur ces territoires chinois, il semble que cette décision aura des répercussions.
Il convient de noter que cette mesure n'est pas undentisolé. Un sentiment similaire, quoique formulé de manière plus modérée, se retrouve dans la loi sur la transparence des investissements à l'étranger adoptée par le Sénat.
Nul n'ignore que la course à la domination technologique ne se limite pas aux gadgets et aux logiciels. Cette lutte dépasse le cadre du commerce, touchant à la sécurité nationale et contribuant à l'établissement d'une empreinte géopolitique.
Comme le souligne à juste titre le professeur Eswar Prasad de l'université Cornell, ce décret a un double objectif : protéger la sécurité nationale et, très franchement, conserver l'avantage commercial.
Au-delà des papiers
Et ce n'est pas seulement le secteur technologique qui en subit les conséquences. Les répercussions sur les entreprises, tant chinoises qu'américaines, sont palpables. L'ambassade de Chine ayant laissé entendre que cette décision pourrait dent la confiance dans le climat des affaires américain, il est légitime de se demander : quel est le but recherché ?
Les décisions économiques, surtout entre deux géants comme les États-Unis et la Chine, sont rarement prises en vase clos.
Les restrictions précédentes, notamment celles du département du Commerce américain, rendaient pratiquement impossible l'investissement américain dans la production chinoise de semi-conducteurs de pointe, compte tenu de la nécessité d'importer des équipements désormais assortis de conditions.
La Chine, qui ne se laisse jamais faire, a riposté en imposant ses propres restrictions, limitant ainsi les exportations de métaux essentiels à la production de semi-conducteurs. On pourrait croire à une simple guerre des proportions, mais l'enjeu est plus important que jamais.
Cependant, la situation n'est pas aussi simple. Lors d'une récente visite à Pékin, la secrétaire au Trésor américain, Janet Yellen, a laissé entendre qu'une approche plus ciblée et transparente serait envisagée concernant d'éventuelles restrictions sur les investissements américains.
Bien que les contours définitifs de ce décret soient encore en cours d'élaboration, le ministère du Trésor sollicitant l'avis du public, il est clair que toutes les transactions ne seront pas traitées de la même manière.
Soyons francs. Ce décret présidentiel ne pouvait pas tomber plus mal pour la Chine. Alors que les données récentes dressent un tableau sombre de son économie, elle n'avait vraiment pas besoin d'un obstacle supplémentaire.
Face à une confiance en berne, une croissance atone et la menace d'un cycle déflationniste, l'étoile qui brillait jadis sur la Chine semble s'éteindre. Une telle décision ne se contente pas de perturber l'équilibre précaire ; elle pourrait bien le faire chavirer.
La Chine réagit aux restrictions d'investissement de Biden