Selon un média local chinois, le 9 décembre 2019, le consortium national de blockchain du pays devrait être renforcé par la toute première banque numérique chinoise, WeBank, détenue par le conglomérat multinational Tencent qui possède également des filiales spécialisées dans les télécommunications, la technologie, le divertissement et la fintech.
Plus tôt cette année, la Chine a lancé un vaste réseau de services blockchain (BSN) afin de soutenir la croissance et le développement de l'économie numérique et des villes intelligentes. Visant à réduire significativement les coûts liés à la maintenance, à l'administration et à l'interopérabilité de la blockchain, ce réseau devrait encourager un développement rapide du secteur et permettre aux particuliers et aux PME de créer leurs propres entreprises basées sur la blockchain à moindre coût.
WeBank, filiale de Tencent, va renforcer le consortium chinois de la blockchain
Oui, la Chine s'attelle activement à la construction d'un réseau blockchain robuste. Dans ce cadre, Tencent Holdings, entreprise basée à Shenzhen, a proposé de fournir l'infrastructure technique nécessaire. L'accord stipule que le BSN implémentera l'application blockchain open source de WeBank, FISCO BCOS. WeBank offrira également un support technique exclusif et assurera la formation des développeurs BSN aux compétences requises.
Le rapport de l'entreprise indique que la Chine travaille à la mise en place d'un consortium blockchain destiné à des applications sectorielles dans les secteurs public et privé. Ce faisant, elle se heurte à plusieurs obstacles liés aux coûts de fonctionnement élevés de la blockchain, à la diversité des technologies sous-jacentes et à l'interopérabilité des données. Par conséquent, plutôt que de développer une blockchain unique, un consortium d'applications blockchain au service du grand public s'avérerait plus avantageux.
Parallèlement, le consortium chinois dédié à la blockchain regroupe plusieurs géants du secteur, tels que Huobi China, China Mobile, China Telecom et UnionPay. Le projet est déjà déployé dans vingt-cinq villes chinoises, ainsi qu'à Singapour et Hong Kong. D'ici 2020, il ambitionne de tester son réseau dans plus de deux cents villes.
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