Le ministre des Finances, Jim Chalmers, a dévoilé aujourd'hui un assouplissement du régime fiscal des fonds de pension, suite aux vives critiques des retraités et des experts fiscaux. Le gouvernement australien renonce à imposer les plus-values latentes, indexera le seuil de 3 millions de dollars australiens, portera le taux d'imposition sur les revenus des comptes de pension compris entre 3 et 10 millions de dollars australiens à 30 %, et celui des comptes supérieurs à 10 millions de dollars australiens à 40 %.
Chalmers a également révélé que le gouvernement allait augmenter le crédit d'impôt pour les cotisations de retraite des ménages à faibles revenus, le faisant passer de 500 AUD à 810 AUD, et relever le seuil d'éligibilité de 37 000 AUD à 45 000 AUD. Il a ajouté que la proposition initiale prévoyait de maintenir le seuil inchangé, ce qui avait suscité des inquiétudes quant au fait que, à terme, la taxe finirait par toucher un plus grand nombre de personnes.
Le ministre des Finances a souligné que le gouvernement vise à garantir l'égalité en appliquant la taxe aux pensions à prestations defià partir de juillet 2026. Il estime que l'effet net de ces changements sur le budget est une perte d'environ 4,2 milliards de dollars australiens au cours des quatre prochaines années, principalement en raison du retard d'un an dans la mise en œuvre.
Chalmers affirme que les changements rendent le super système plus équitable
Le ministre des Finances a affirmé lundi que son gouvernement et lui-même s'efforcent toujours de prendre en compte les avis des utilisateurs et de trouver constamment la meilleure solution face aux crises. Il a déclaré que les changements proposés rendront le système de retraite plus équitable à tous les niveaux, ajoutant que son gouvernement vient de trouver une alternative pour atteindre les mêmes objectifs.
Cependant, la sénatrice écologiste Sarah Hanson-Young a souligné que les modifications proposées donnaient l'impression que le gouvernement faisait preuve de laxisme en matière d'imposition des plus riches. Elle a insisté sur le fait que laisser les plus fortunés s'en tirer à bon compte n'était pas le type de réforme des retraites que les Verts souhaitent voir.
Le ministre des Finances de l'opposition, Ted O'Brien, a également critiqué le revirement du gouvernement, le qualifiant de véritable fiasco. O'Brien estime par ailleurs injuste que le Premier ministre Anthony Albanese se soit envolé, laissant le ministre des Finances subir l'humiliation publique. De plus, il considère que Chalmers doit toujours s'expliquer sur le déficit budgétaire fédéral, même s'il reconnaît que le gouvernement a pris la bonne décision.
Le ministre des Finances, Jim Chalmers, a confirmé que la refonte du fiscal était un effort conjoint avec le Premier ministre Albanese, ajoutant que le gouvernement envisageait d'apporter au moins six modifications majeures à la législation d'ici le 1er juillet 2026. M. Chalmers a déclaré que ces changements permettraient de mieux cibler la législation afin de garantirtronsolide et durable, ce qui, selon lui, serait également plus avantageux pour les personnes à faibles revenus.
Keating se félicite du recul fiscal proposé
L'ancien Premier ministre Paul Keating a salué ces changements, félicitant le ministre des Finances, M. Chalmers, d'avoir su sortir de l'impasse et rétablir une équité indispensable. Il a affirmé que les cotisations de retraite seraient désormais imposées sur la base des plus-values réalisées, et selon un nouveau seuil plus élevé.
Keating a déclaré que la décision de réformer le système de retraite par capitalisation consolidera les futurs dispositifs fiscaux connexes, assurant ainsi aux Australiens la sécurité à long terme de leur épargne-retraite. Chalmers a toutefois souligné que ces changements sont complexes, même s'ils devraient générer des milliards de dollars australiens.
« Il s’agit d’une réforme fiscale difficile… Je n’accepte pas qu’elle soit simple, facile ou incontestée. »
–Jim Chalmers, trésorier du gouvernement australien
Albanese a également pris la parole sur le sujet, indiquant qu'il n'était pas inhabituel pour son gouvernement de recevoir des commentaires suggérant des réformes difficiles. Le Premier ministre a précisé qu'il n'y avait pas de changements majeurs de politique cette fois-ci, soulignant que sa demande au Trésor de revoir la proposition fiscale controversée n'avait rien d'exceptionnel.
Chamlers estime que cette réforme touchera environ 80 000 Australiens fortunés, un chiffre qui pourrait être ajusté ultérieurement en fonction des différents facteurs affectant chaque tranche d'imposition des superannuations. Il a également précisé que les nouveaux seuils seront indexés sur l'inflation et que le Trésor étudie d'autres solutions pour répondre aux préoccupations suscitées par la réforme de la taxe sur les superannuations.

