La plupart des services internet que nous utilisons régulièrement, comme les services bancaires en ligne, les SMS ou les e-mails et la protection des données personnelles, reposent sur une science de la protection des données appelée cryptographie. Les projets blockchain utilisent la cryptographie pour renforcer la sécurité sans compromettre la flexibilité des opérations commerciales.
Cependant, la plupart des blockchains ne sont pas conçues pour résister à l'informatique quantique. Une solution est en cours d'élaboration, et le protocole GEO pourrait bien en être la réponse. Ce protocole utilise la cryptographie post-quantique, réputée sécurisée pour la protection des données car indépendante de toute blockchain. Seuls les utilisateurs stockent les informations, au sein desquelles s'effectue l'installation des canaux composites.
La cryptographie est la science principalement utilisée pour développer une blockchain. Celle-ci garantit la sécurité des transactions entre les deux parties grâce à des principes mathématiques stricts. La cryptographie présente également l'avantage de confirmer et de sécuriser toutes les actions effectuées.
La plupart des cryptomonnaies utilisent la cryptographie sous la forme de fonctions de hachage. Une fonction de hachage transforme des données de taille aléatoire en données de taille fixe. Cette fonction est irréversible et ne peut être modifiée. Elle est utilisée dans des cryptomonnaies comme Bitcoin et garantit l'intégrité des données lors des transactions précédentes. Toutes les fonctions de hachage sont fusionnées en une seule ligne de hachage grâce à l'arbre de Merkle. L'arbre de Merkle est un arbre de hachage binaire qui facilite la formation de cette ligne unique.
Les ordinateurs quantiques constituent une technologie émergente dotée d'une puissance de calcul infinitésimale par rapport aux ordinateurs classiques. Dans ces derniers, une unité d'information est traitée par un bit. Un bit ne peut prendre que deux états, 0 ou 1 ; leur fonctionnement repose donc essentiellement sur le système binaire. Cependant, les ordinateurs quantiques présentent deux différences majeures. Premièrement, ils sont capables de traiter des unités différentes ; deuxièmement, les qubits existent à la fois dans l'état 1 OU 0 et dans l'état 1 ET 0. Ils possèdent la capacité de superposition.
L'informatique quantique peut pirater la fonction de hachage cryptographique. Cela laisse entrevoir la possibilité que les ordinateurs quantiques permettent des transactions frauduleuses et des vols. Puissants, les ordinateurs quantiques menacent la sécurité de la blockchain.
À l'heure actuelle, peu de moyens permettent d'empêcher ce type d'attaque. Parmi ceux disponibles, on trouve la cryptographie basée sur le code, la cryptographie multivariée et le hachage. La cryptographie sur réseau peut également y remédier. Cependant, ces moyens n'offrent pas une sécurité absolue. Les équipes de développeurs d'Ethereum et Bitcoin travaillent à trouver des solutions.
Bien que la technologie quantique représente une menace, elle est encore loin de causer des dégâts importants, ce qui explique pourquoi la plupart des projets et conférences du secteur crypto ne l'abordent pas. Une menace émergente reste néanmoins une menace, et la communauté crypto ne doit pas la prendre à la légère et commencer à développer des solutions pour y faire face avant qu'une catastrophe à grande échelle ne survienne.
Menace de l'informatique quantique pour les blockchains