Le gouvernement britannique a présenté son plan d'investissement dans la technologie de reconnaissance faciale destinée à lutter contre la criminalité dans le commerce de détail. Au cours des quatre prochaines années, un montant total de 55,5 millions de livres sterling sera consacré au déploiement de cette technologie dans les rues commerçantes, avec pour objectif principal l'arrestation des récidivistes et des voleurs à l'étalage en série.
La reconnaissance faciale déployée dans les zones à fort trafic routier du Royaume-Uni pour lutter contre la criminalité
Selon le ministère de l'Intérieur, 4 millions de livres sterling seront investis au cours des 12 prochains mois dans le déploiement de véhicules équipés d'une technologie de reconnaissance visuelle en temps réel. Ces véhicules seront stationnés dans les zones à forte fréquentation (navettes de passagers) et dans les centres-villes et rues commerçantes les plus animés. Ils permettront de scanner les yeux et de comparer instantanément les visages avec ceux des personnes connues des forces de l'ordre ou des personnes interdites de séjour.
Cette mesure s'inscrit dans une décision plus large visant àtronle plan de lutte contre le vol et la violence. Parallèlement, des rapports indiquent que, malgré une baisse générale de la criminalité depuis 2010, les vols et les violences dans les quartiers et les commerces ont connu une augmentation inquiétante.
Le Premier ministre Rishi Sunak a insisté sur l'importance de faciliter le développement des entreprises locales afin qu'elles puissent exercer leur activité en toute sérénité, sans craindre la criminalité ni les abus. Selon lui, ces entreprises constituent non seulement le principal moteur de l'économie, mais elles sont aussi profondément ancrées dans la communauté. Cette proximité permet aux forces de l'ordre d'être alertées dès l'arrestation d'un délinquant, ce qui augmente les chances d'une intervention rapide sur place.
Le ministre de l'Intérieur, James Cleverly, a abordé explicitement la question du vol à l'étalage, affirmant qu'il s'agit d'un fondement essentiel de toute société civilisée, fondé sur le respect de la loi et de l'ordre. Il a annoncé une politique de tolérance zéro à l'égard de ces actes et promis que la population n'aurait plus jamais à se battre pour obtenir justice, la prévention étant toujours préférable.
Sécurité dans le commerce de détail grâce aux nouvelles lois et aux technologies de surveillance
Les innovations technologiques s'accompagnent de politiques gouvernementales visant à réglementer les industries et à créer un environnement plus sain. Une possibilité envisagée est la modification du projet de loi sur la justice pénale afin de garantir que les délinquants qui agressent intentionnellement un membre du personnel à trois reprises ou qui commettent un vol à l'étalage pour la troisième fois soient tenus de porter un bracelettrondans le cadre de leur peine.
Une autre approche envisagée consiste à créer une nouvelle infraction visant les agressions sur le lieu de travail. Les auteurs de ces agressions s'exposeraient alors à une peine de six mois d'emprisonnement, à une amende d'un montant variable et à une interdiction d'accès permanente aux locaux où l'infraction a été commise. Ces agissements pourraient être criminalisés et les peines encourues pourraient aller jusqu'à cinq ans d'emprisonnement, voire plus dans les cas les plus graves.
Pour assurer la sécurité de leurs clients, les commerçants installent notamment des caméras dans les zones à risque, comme cash caisses, où les risques de fraude sont plus élevés. Cependant, certaines associations de défense des droits civiques s'inquiètent du respect de la vie privée, notamment en cas d'usurpationdent.
Certaines personnes doutent de la fiabilité de cette technologie et craignent une atteinte à leurs libertés individuelles. Un mécanisme de surveillance et d'ajustement plus strict est donc nécessaire.
Le Royaume-Uni pourrait considérer comme une méthodetronpour lutter contre le problème préoccupant de la criminalité dans le commerce de détail le déploiement de technologies, des changements législatifs et le soutien de la communauté. Par conséquent, bien que la sécurité et les libertés civiles soient compatibles, cet équilibre restera un enjeu sous-jacent tant dans les débats de base que dans les discussions politiques.

