La Conférence sur l'apprentissage 2024 s'est tenue à Birmingham. De nombreux experts de renom issus de différents domaines y ont participé, et des interventions remarquables ont été prononcées par des leaders du secteur. Jake Tween, directeur de l'apprentissage chez DSW (Doran Scott Williams), a présenté une conférence sur l'intelligence artificielle, offrant des perspectives éclairantes. La salle était comble, un niveau de fréquentation jamais atteint depuis le début de la pandémie.
Les représentants des organismes d'apprentissage (EPAO) à la Conférence sur l'apprentissage 2024
risr, une société britannique spécialisée dans les logiciels d'évaluation et d'apprentissage, a mené une enquête lors de l'événement, offrant un aperçu détaillé des défis rencontrés par les organismes d'évaluation finale (OEF). Face à une pénurie de ressources et à une demande croissante d'apprentissage, les principaux problèmesdentconcernent la gestion des changements réglementaires, la création d'évaluations et la capacité des évaluateurs.

risr/ a profité de l'occasion pour réunir des représentants des principales EPAO du pays afin de mener une enquête visant à comprendre les problématiques urgentes des entreprises de ce secteur. Cette enquête a permis de recueillir des informations intéressantes sur les défis auxquels elles sont confrontées et sur leurs priorités actuelles.
Résultats de l'enquête RISR/
65 % des EPAO éprouvent des difficultés à gérer l'évolution de la réglementation, qu'ils perçoivent comme un véritable défi. Déjà confrontés à des contraintes de ressources, ces organismes peinent à comprendre et à mettre en œuvre les nouvelles règles et réglementations, car celles-ci engendrent une charge de travail supplémentaire, malgré leur objectif de faciliter l'intégration des apprentis et d'alléger leur charge de travail.
L'adéquation entre la capacité d'évaluation et la demande constitue également un problèmematic , selon 45 % des participants. Récemment, le Premier ministre a annoncé la création de 20 000 apprentis supplémentaires. Cette augmentation pourrait poser problème, car il est essentiel d'accroître la capacité d'évaluation parallèlement à celle des apprentis. L'annonce du Premier ministre étant postérieure à l'enquête, les résultats seraient différents si elle était menée aujourd'hui.

La rédaction et la gestion des évaluations constituent également un problème, selon 50 % des participants. La production d'évaluations uniques engendrant des coûts importants, l'IA peut être utilisée pour concevoir des questions répondant à la demande croissante. L'IA permet d'obtenir des résultats plus rapidement et à moindre coût, mais son utilisation doit impérativement se faire dans le respect des réglementations en vigueur.
Enfin, et surtout, le manque de ressources constitue un véritable problème pour la majorité des organismes de formation professionnelle (OFP) du secteur de l'apprentissage, et la demande croissante et la réglementation les mettent à rude épreuve. Le gouvernement et toutes les parties prenantes doivent s'engager à mettre en place et à maintenir un système performant afin que l'apprentissage reste avantageux pour les employeurs et les apprentis.

