Résumé en bref
• La réglementation des cryptomonnaies se renforce suite à l'escroquerie Africrypt.
• Les autorités sud-africaines s'efforcent d'améliorer la sécurité des transactions en cryptomonnaies.
Les cryptomonnaies ont connu des fluctuations importantes depuis le début de l'année, suscitant des spéculations à la hausse comme à la baisse. Cette instabilité a attiré l'attention des investisseurs, mais aussi des autorités de régulation.
En Afrique du Sud, la réglementation des cryptomonnaies a atteint son point culminant suite aux révélations concernant les frères Cajee et Africrypt. Le gouvernement sud-africain s'inspire également des mesures prises par les instances internationales en matière de cryptomonnaies.
Le directeur général de la principale autorité de régulation bancaire d'Afrique du Sud, Kuben Naidoo, estime qu'une réglementation des cryptomonnaies est nécessaire. L'Autoritédent, organisme de réglementation sud-africain, a proposé des mesures anti-cryptomonnaies qui devraient être approuvées prochainement.
L'escroquerie Africrypt renforce la réglementation des cryptomonnaies en Afrique du Sud

Naidoo et d'autres autorités de régulation du pays se concentrent sur le projet d'interdiction des cryptomonnaies suite à la récente escroquerie Africrypt. Ce système de Ponzi, qui a eu lieu au début de l'année, a fait disparaître l'équivalent de 36 milliards de dollars en Bitcoin . Il est même considéré comme un vol parfait, car les frères Cajee n'ont toujours pas été emprisonnés.
L'an dernier, la faillite de Mirror Trading International à Johannesburg a été considérée comme la plus grande escroquerie avant Africrypt. Naidoo estime que les cryptomonnaies présentent un risque élevé et souhaite s'assurer que le secteur financier n'en soit pas affecté. La réglementation sud-africaine des cryptomonnaies est également axée sur la protection des investisseurs, comme l'a indiqué Kuben Naidoo dans sa déclaration.
La réglementation des cryptomonnaies s'est intensifiée en Afrique du Sud, à mesure qu'elles sont acceptées dans d'autres pays du monde. Le Royaume-Uni, la Chine et le Japon ont également annoncé leur opposition aux cryptomonnaies. Cependant, le paysage numérique montre que Bitcoin et les altcoins gagnent en pouvoir d'achat.
L'interdiction des cryptomonnaies prend de l'importance en Afrique du Sud
Bien que la réglementation des cryptomonnaies puisse désavantager ce marché en pleine expansion, elle est indispensable pour l'Afrique du Sud. Les escroqueries constantes liées Bitcoin font chuter la valeur du marché et découragent de nombreux investisseurs. Le gouvernement sud-africain doit mettre un terme à ces vols de cryptomonnaies, et la meilleure façon d'y parvenir est d'instaurer une réglementation.
Cependant, d'autres interdictions, comme celle prononcée par le Royaume-Uni contre Binance Markets Limited, révèlent une approche plus ciblée. Celle-ci peut affecter directement l'investisseur dans le pays et l'éloigner des nouvelles technologies financières.
La proposition de Naidoo concernant les cryptomonnaies consiste à établir un cadre réglementaire de base pour les plateformes d'échange. Il propose également la mise en place d'un système de surveillance et de protection des investisseurs contre le blanchiment d'argent. De nombreuses entreprises du pays ont manifesté leur intérêt pour cette interdiction, à l'amiable, des investissements en cryptomonnaies.
Marius Reitz, directeur de Luno pour l'Afrique, estime que ces réglementations renforceront la confiance dans les cryptomonnaies. Il souligne également que toutes les réglementations relatives aux cryptomonnaies ne sont pas néfastes.

