Hamid Reza Shaabani, fondateur de la société iranienne de blockchain ArzDigital, a révélé lors d'une interview des détails sur « PayMon », la nouvelle cryptomonnaie iranienne de référence. Celle-ci est en effet construite sur une plateforme ouverte, le réseau Stellar Lumens (XLM), et permettra d'effectuer des transactions sur des plateformes d'échange uniques.
Selon une source, l'organisation Ghoghnoos et quatre banques d'État iraniennes collaborent avec les autorités iraniennes à la création de la plateforme PayMon. L'objectif principal de PayMon est de permettre à l'Iran de contourner l'accord de libre-échange soutenu par les États-Unis, qui s'est renforcé sous la pression de Donald Trump visant à renégocier et à saboter l'accord conclu sous l'administration Obama avec l'Iran
Shaabani, évoquant la possibilité d'obtenir de l'or en échange de jetons, a déclaré que l'accord avec Ghoghnoos stipule que les détenteurs de jetons peuvent recevoir de l'or, mais que les détails restent à préciser. Il a également indiqué que, dans l'ensemble, les cryptomonnaies seraient échangées via des plateformes d'échange spécialisées. Enfin, il est probable que, globalement, les jetons soient échangés dans les principaux centres de change internationaux.
L'Iran s'efforce de développer sa propre production minière d'or et d'autres métaux précieux, comme le cuivre, en raison des sanctions qui ne ciblaient pas entièrement ces ressources. Ces dernières années, l'or a été utilisé pour contourner les sanctions, notamment celles qui ont précédé l'accord sur le nucléaire iranien. Par le biais de ressortissants turcs et de la Turquie, l'or a permis à l'Iran de détourner des milliards de dollars pour obtenir des accords.
C'est donc un petit miracle que cette nation d'Asie centrale ait finalement cédé à la possibilité d'une monnaie cryptographique, capable d'échanger de la valeur avec une exemption de censure inaltérable en fonction de sa structure.
L'Iran fait pression sur le gouvernement vénézuélien pour qu'il adopte les cryptomonnaies soutenues par l'État, tout en jouant avec les idées de la Russie. Le but ultime ? Contourner l'approbation des États-Unis.
Par ailleurs, dans le domaine des stablecoins concentrés et non publics, la banque JPMorgan Chase a lancé le sien il y a quelques jours. Cette cryptomonnaie ne sera pas accessible au grand public ; seuls les établissements agréés par la banque pourront y avoir accès.
L'Iran va lancer une monnaie numérique