Interactive Brokers, la plus grande société de courtage des États-Unis, a été inculpée par la SEC américaine pour avoir omis de détecter et de signaler des transactions suspectes.
La Securities and Exchange Commission (SEC), la Commodity Futures Trading Commission (CFTC) et la Financial Industry Regulatory Authority (FINRA) ont conclu un accord à l'amiable avec le courtier. Aux termes de cet accord, la société de courtage a accepté de verser des amendes aux trois organismes de réglementation.
Interactive Brokers devra payer une amende de 38 millions de dollars.
Selon la SEC, Interactive Brokers a omis de déclarer plus de 150 transactions suspectes sur une période de 12 mois. Ces déclarations d'activités suspectes (DAS) auraient pu permettre de déceler toute manipulation potentielle de titres de microcapitalisation.
L'agence affirme que la société de courtage n'a pas signalé ces transactions et n'a pas mené d'enquête adéquate sur les activités suspectes, comme l'exigent les lois fédérales contre le blanchiment d'argent (AML).
La SEC a indiqué que la FINRA et la CFTC ont annoncé des accords à l'amiable avec la société de courtage, aux termes desquels cette dernière a accepté de verser des amendes de 15 millions de dollars et 11,5 millions de dollars respectivement. La société versera également 11,5 millions de dollars d'amende à la SEC, ce qui porte le montant total des amendes à 38 millions de dollars.
Défaut de mise en œuvre de la lutte contre le blanchiment d'argent
Le rapport de la CFTC indique que, bien qu'Interactive Brokers dispose de politiques écrites de base, la société n'a pas veillé à ce que son programme de lutte contre le blanchiment d'argent soit « raisonnablement équipé » pour détecter et signaler les activités suspectes.
La société de courtage n'avait aucun moyen de centraliser et d'analyser les informations issues des différents rapports afin de déceler les pratiques frauduleuses. De ce fait, elle a ignoré de nombreux signaux d'alarme et a omis de les signaler aux autorités de réglementation.
La CTFC a affirmé que l'agence utilise ces SAR pourdentles manipulations, les fraudes et autres activités illégales dès les premiers stades.
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