Facebook a dévoilé aujourd'hui son projet de cryptomonnaie Libra sur son site web. Le protocole hébergera initialement un jeton cryptographique du même nom. Ce jeton servira de stablecoin sur les différentes plateformes de médias sociaux appartenant à Facebook et pourra être facilement cash en espèces.
Cependant, ce jeton suscite déjà de sérieuses inquiétudes avant même son lancement. Les gouvernements, percevant Libra comme un moyen de contrôler les finances dans le monde numérique, pourraient le rendre inaccessible au grand public.
La Balance sur Facebook est disponible sur le territoire de la Russie. Sans variantes.
– Vladislav Ginko (@martik) 18 juin 2019
L'utilisation de ce jeton nécessitera une pièce d'identité officielle, mais pour une entreprise susceptible de devenir une plateforme de paiement gérant des transactions de plusieurs milliards de dollars, ces pouvoirs sont terrifiants. De plus, la Russie pourrait bloquer Facebook et ses applications associées afin d'empêcher l'utilisation de Libra.
Une autre source l'a décrit comme un simple stratagème visant à accroître les réserves monétaires à l'échelle mondiale.
Selon les prévisions, si la situation évolue au même rythme, Libra pourrait survivre une centaine de jours avant de subir des arrêts généralisés.
L'analyse du livre blanc révèle que le système n'est pas conçu comme une blockchain. L'administration promet une transition vers le protocole de preuve d'enjeu (PoS), mais les réseaux précédents, tels Ethereum rencontrent encore de nombreuses difficultés avec ce protocole.
Jameson Lopp, responsable d'un site web spécialisé dans les cryptomonnaies, que le projet serait le premier réseau distribué au monde à passer d'un système « avec permission » à un système « sans permission », tout en soulignant que le projet ne présente pas les caractéristiques évidentes d'une blockchain.
Facebook présente Libra comme un réseau décentralisé dans sa documentation technique alors que, selon son livre blanc, il s'agit d'un réseau centralisé.
MercadoLibre collabore avec Facebook sur LIBRA