Les principales banques d'État chinoises ont pris des mesures importantes pour défendre le yuan face à la chute des marchés boursiers. Selon certaines sources, ces banques, dont la Banque populaire de Chine (PBOC), ont procédé à d'importantes ventes de dollars afin de stabiliser le yuan et d'empêcher une nouvelle dépréciation.
Cette mesure stratégique est perçue comme une réponse au récent repli des marchés boursiers, un phénomène probablement influencé par les inquiétudes concernant la stabilité économique du pays. L'intervention de la banque centrale a de fait soutenu le yuan onshore, le maintenant à un niveau légèrement inférieur à celui de la veille.
Les méga-banques chinoises se livrent à une bataille acharnée pour défendre le yuan
rapport exclusif de Reuters , les principales banques d'État chinoises ont massivement vendu des dollars mercredi, contribuant ainsi à stabiliser le yuan sur le marché des changes dans un contexte d'instabilité économique persistante.
Les banques d'État interviennent fréquemment sur le marché des changes pour le compte de la Banque populaire de Chine. Elles peuvent toutefois également exécuter des ordres de leurs clients ou réaliser des transactionsdent .
Selon une source de Reuters, les ventes étaient extrêmement vigoureuses et visaient à soutenir le yuan sur le marché au comptant onshore, à environ 7,1820 pour un dollar. Toutes les sources ont requis l'anonymat en raison de l'interdiction de commenter publiquement la situation du marché.
Ces mesures prises par la banque d'État interviennent alors que le yuan est une fois de plus confronté à une pression à la baisse de la part des investisseurs étrangers fuyant les marchés boursiers chinois en déclin et à la résurgence du dollar américain à l'échelle mondiale.
Le yuan est sur le point de connaître sa plus forte baisse mensuelle face au dollar depuis cinq mois, avec un recul de 1 %, et mercredi, l'indice boursier CSI 300, composé de valeurs vedettes, a enregistré sa sixième perte mensuelle consécutive.
Les investisseurs sont pessimistes quant aux perspectives de développement de la Chine, lassés par plusieurs années de sous-performance et insatisfaits de l'absence d'un plan de sauvetage substantiel pour le secteur immobilier en difficulté.
Hormis le marché obligataire, qui exerce une pression supplémentaire sur le yuan, le seul point positif est le marché obligataire lui-même, car les rendements des obligations d'État chinoises à 10 ans sont tombés à leur plus bas niveau en vingt ans, dans l'espoir que des mesures d'assouplissement monétaire supplémentaires seront mises en œuvre pour soutenir l'économie.
L'intervention de la banque d'État a de fait fait chuter le yuan onshore, qui s'établissait à 7,1805 pour un dollar, soit une légère baisse par rapport à sa clôture de mardi.
Lors de la dernière séance de bourse de janvier, les marchés actions chinois et hongkongais ont accentué leur baisse, se rapprochant ainsi d'un sixième mois consécutif de pertes en raison de données économiques décevantes et de mesures de relance.
La Chine promeut le yuan en Afrique, réduisant ainsi sa dépendance au dollar
Les États-Unis exportent leur dette à travers le monde, exposant d'autres pays au risque d'accumulation de devises. La flambée du dollar américain suscite désormais des inquiétudes en Afrique, plusieurs pays étant incapables d'honorer leurs dettes.
Face à la flambée du dollar américain, les pays africains sont contraints de payer davantage pour le service de leur dette, ce qui engendre un defi. Un déséquilibre commercial survient lorsqu'un pays importe plus qu'il n'exporte au cours d'un exercice budgétaire. Or, la Chine, membre des BRICS, tire profit de cette situation en favorisant la prédominance du yuan chinois sur le dollar américain en Afrique.
La Chine encourage l'Afrique à adopter des monnaies locales, comme le yuan chinois, plutôt que le dollar américain. L'Afrique a tout à gagner de cette situation, car le yuan chinois est moins coûteux à rembourser que le dollar pour les prêts. Cette évolution profite directement aux BRICS, qui ont initié le processus de dédollarisation.
La Chine a commencé à proposer des obligations « Panda » libellées en yuans aux États africains. Cette mesure facilite le remboursement de la dette africaine et pourrait inciter l'Afrique à délaisser le dollar américain au profit du yuan chinois afin de préserver ses intérêts.

