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L'Algérie obtient l'approbation officielle pour rejoindre la Nouvelle Banque de développement des BRICS

ParJai HamidJai Hamid
2 minutes de lecture -
L'Algérie obtient l'approbation officielle pour rejoindre la Nouvelle Banque de développement des BRICS
  • L'Algérie vient d'obtenir l'aval officiel pour rejoindre la Nouvelle Banque de Développement des BRICS, en débloquant 1,5 milliard de dollars pour concrétiser ce projet.
  • Cette mesure pourrait ouvrir de nouvelles perspectives commerciales et d'investissement pour l'Algérie, mais elle rapproche également son économie de celle de pays confrontés à leurs propres problèmes.
  • Cela pourrait également mettre à rude épreuve ses relations avec l'UE et les États-Unis, notamment dans les secteurs de l'énergie et du commerce.

L'Algérie fait désormais officiellement partie du club. Plus tôt dans la journée, le pays nord-africain a reçu le feu vert pour rejoindre la Nouvelle Banque de Développement (NBD) des BRICS.

L'annonce a été faite directement par Dilma Rousseff, ladentde la banque, lors de l'assemblée annuelle de la NDB au Cap, en Afrique du Sud.

La NDB a récemment connu une forte augmentation de ses adhésions. Le Bangladesh, l'Égypte, les Émirats arabes unis et l'Uruguay l'ont rejointe en 2021. Pour l'Algérie, c'est l'occasion d'accéder à de nouvelles opportunités économiques et de développer ses relations internationales.

En juillet, l'Algérie a déposé sa candidature pour rejoindre la Nouvelle Banque de Développement des BRICS, assortie d'une contribution de 1,5 milliard de dollars. Ledent Abdelmadjid Tebboune a déclaré : 

« Nous cherchons à ouvrir de nouvelles perspectives économiques et à renforcer nos liens, notamment avec des pays comme la Chine. »

L'économie algérienne est fortement dépendante du pétrole et du gaz, qui représentent une part importante de son PIB. Le pays tente de se diversifier, mais c'est plus facile à dire qu'à faire.

L’adhésion à la NDB pourrait permettre au pays d’accéder à de nouveaux financements pour des projets susceptibles de moderniser ses infrastructures et de réduire sa dépendance aux hydrocarbures. 

En théorie, cela pourrait engendrer une croissance économique plus stable à long terme. Mais il y a un revers à la médaille : les pays BRICS eux-mêmes ne sont pas vraiment au mieux de leur forme.

Nombre d'entre eux sont confrontés à leurs propres difficultés économiques. Dette publique élevée, sanctions et instabilité politique : ce ne sont là que quelques-uns des problèmes dont l'Algérie pourrait hériter.

Ce que l'Algérie a à gagner et à perdre

L’adhésion à la Nouvelle Banque de Développement des BRICS ouvrirait de sérieuses perspectives à l’Algérie. Elle pourrait notamment accroître ses échanges commerciaux avec les autres membres des BRICS. 

Des acteurs majeurs comme la Chine, l'Inde et le Brésil pourraient devenir de nouveaux débouchés pour les produits algériens. Il ne s'agit pas seulement du pétrole et du gaz : l'agriculture et d'autres secteurs pourraient également connaître une croissance. 

Mais toute opportunité comporte des risques. La NDB n'est pas une source de financement gratuite. L'économie algérienne pourrait se retrouver trop dépendante des pays BRICS. Si ces derniers rencontrent des difficultés, l'Algérie pourrait en subir les conséquences.

Et toute cette affaire risque de mettre à rude épreuve ses relations avec les pays occidentaux. L'UE et les États-Unis comptent actuellement parmi les principaux partenaires commerciaux de l'Algérie. Si l'adhésion aux BRICS est perçue comme trop agressive, cela pourrait avoir des répercussionsmatic et économiques. 

Il y a aussi des enjeux politiques. La scène politique algérienne est déjà instable, et l'ajout d'une nouvelle couche de complexité pourrait faire basculer la situation.

L'influence de l'armée sur la scène politique et les divisions internes pourraient entraver la capacité de l'Algérie à tirer pleinement parti de son appartenance aux BRICS. Toute instabilité risquerait de dissuader les investisseurs potentiels ou de conduire à des réformes bâclées.

Et puis il y a la question du protectionnisme. L'Algérie a tracprivilégié ses propres intérêts au détriment de l'ouverture des marchés, notamment vis-à-vis de l'UE. Les droits de douane, les interdictions d'importation et autres barrières commerciales ont rendu plus difficile l'accès des produits européens au marché algérien. 

Si l'Algérie persiste dans cette stratégie avec ses alliés des BRICS, les tensions avec l'Europe pourraient s'accentuer. D'après des statistiques récentes, les exportations de l'UE vers l'Algérie ont déjà chuté, passant de 22,3 milliards d'euros en 2015 à 14,9 milliards d'euros en 2023.

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Jai Hamid

Jai Hamid

Jai Hamid couvre l'actualité des cryptomonnaies, des marchés boursiers, des technologies, de l'économie mondiale et des événements géopolitiques qui influencent les marchés depuis six ans. Elle a collaboré avec des publications spécialisées dans la blockchain, telles que AMB Crypto, Coin Edition et CryptoTale, sur des analyses de marché, des sujets liés aux grandes entreprises, à la réglementation et aux tendances macroéconomiques. Diplômée de la London School of Journalism, elle a également présenté à trois reprises son expertise du marché des cryptomonnaies sur l'une des principales chaînes de télévision africaines.

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