L'Afrique franchit une étape décisive en matière de financement climatique avec le lancement de l'Initiative pour les marchés africains du carbone (ACMI). Cette initiative est sur le point de libérer l'immense potentiel du continent en matière de crédits carbone , inaugurant ainsi une nouvelle ère d'énergie propre et de développement durable.
Ghana et EKI Energy : pionniers du partenariat sur les crédits carbone
À l'avant-garde de cette révolution se trouve la collaboration entre le groupe Jospong (JGC) et EKI Energy Services. Ce partenariat, formalisé par un protocole d'accord, vise à dynamiser le développement des crédits carbone au Ghana. Visant à obtenir un milliard de dollars de financement en crédits carbone, cette alliance est un modèle d'innovation pour les initiatives environnementales en Afrique de l'Ouest.
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— Manish Dabkara (@manishdabkara1) 25 janvier 2024
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Des objectifs ambitieux pour un avenir plus vert
Sous l'impulsion d'un comité de 13 membres composé de dirigeants africains et de spécialistes du secteur, l'ACMI s'est fixé pour objectif de générer 300 millions de crédits carbone par an d'ici 2030. Cet objectif correspond au total mondial des crédits émis sur les marchés volontaires du carbone en 2021, illustrant l'importance croissante de l'Afrique dans le secteur environnemental.
L'initiative a une vision encore plus large, visant à mobiliser jusqu'à 100 milliards de dollars de crédits carbone par an d'ici 2050. Ce plan ambitieux reflète une trajectoire de croissance robuste pour les marchés du carbone africains, qui approchent régulièrement les 54 millions de tonnes de crédits émis, selon la Fondation Rockefeller.
L'envergure des projets climatiques d'ACMI est aussi diversifiée qu'impactante : reboisement, énergies renouvelables, pratiques agricoles à faibles émissions de carbone et technologies innovantes de captage direct du CO2 dans l'air. Ces initiatives contribuent à la réduction des émissions et offrent aux investisseurs la possibilité de compenser leur empreinte carbone grâce aux crédits carbone.
Initiatives nationales alimentant les marchés du carbone
Le partenariat entre Jospong et EKI Energy représente une étape majeure dans le développement du marché du carbone au Ghana. L'assistance technique d'EKI est essentielle à la réussite du projet, qui établit une nouvelle norme pour les initiatives africaines de lutte contre le changement climatique.
Le Nigéria réalise également des progrès significatifs : ledent Bola Tinubo a annoncé lors de la COP28 que le pays établirait une stratégie nationale pour le marché du carbone. Cela souligne l’engagement du Nigéria envers l’ACMI et son potentiel de 2,5 milliards de dollars.
De même, le Kenya a réalisé des progrès significatifs en matière de réglementation du marché du carbone, notamment grâce à la modification de sa loi sur le changement climatique en 2023. Cette législation ouvre la voie à la réglementation des marchés du carbone et introduit une autorité nationale désignée pour la supervision, témoignant de la position proactive du Kenya en matière de gouvernance climatique.
Cet effort collectif des nations africaines, soutenu par des financements innovants et des politiques progressistes, marque un tournant décisif dans l'action climatique mondiale. De l'initiative ghanéenne d'un milliard de dollars avec EKI Energy aux politiques favorables mises en œuvre au Kenya et au Nigeria, l'Afrique contribue activement à façonner le dialogue international sur le climat. Cette révolution verte, portée par la détermination et l'ingéniosité de l'Afrique, témoigne de l'engagement indéfectible du continent en faveur d'un avenir durable et prospère.

